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» Aaron Anderson.

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Date d'inscription : 15/08/2012
Age : 18
Localisation : Dans le pré, en train de brouter de la pelouse ~
MessageSujet: » Aaron Anderson. Dim 30 Mar - 0:24

 
Aaron Anderson.
«  Just an artificial cannibal. »


Yato - Noragami


Prénoms : Aaron Matthew  Andrian
Nom : Anderson
Âge : 17 ans.
Sexe : ♂
Rang (élève, prof...): Elève.
Daemon ou Hunter ? : Daemon.
Orientation Sexuelle : Homosexuel.
Origines : Inconnues.
Autre :  n°3~

Description...
C'est pour mieux te manger, mon enfant ~
Physique


Ses yeux, ce sont des indicateurs. Son barème émotionnel.
Quand ils sont d'un brun chocolat, il est heureux. Ou orangé, ou doré. Ça dépend de son stade de bonheur. Pour tout dire, marron c'est la base. La joie, simple. L'orange whisky c'est la joie avancée, le bonheur, et le doré... Le summum du bien-être. Mais puisqu'une émotion n'est jamais « précise », ses yeux se teintent, avec des dégradés, des changements fréquents. La couleur de ses yeux n'est jamais précise, elle change ; se nuance.
Quand ses yeux sont bleus, d'un bleu profond ou d'un bleu azur, c'est qu'il est perturbé. Ou frustré, il faut savoir faire la part des choses. Les émotions ne sont pas toutes pareilles, mais elles se ressemblent beaucoup.
Le vert, c'est la tristesse, ou la curiosité quand ça penche vers le jaune. Ne me demandez pas pourquoi.
Quand il est gêné, ou excité, ça tire plus vers le bordeaux, ou le violet.
Le gris, la colère. Plus ses yeux foncent, plus il est furieux. Je ne vous conseil pas d'être près de lui quand ses iris sont totalement noirs.
Le rouge est semblable à la couleur, mais c'est surtout la colère du monstre qu'il abrite. Sa créature a les yeux rouges, rouges foncés, clairs, ces yeux aussi se nuancent.

Il a des cheveux bruns, les même que ceux de son frère, quoi que plus sombres. Mi- long, il les laisse naturels, soit, ébouriffés d'une manière adorable.
Il est assez grand, dépassant souvent ses interlocuteurs. Il a horreur qu'on le prenne de haut, donc ça lui donne un avantage. Il est imposant malgré sa maigreur affolante. Il mange pourtant beaucoup, mais ses cotes saillantes semblent vouloir mentir là dessus.

Il a un visage d'apparence doux, une bouche pleine et sensuelle, mais sa nuque est recouverte de petite cicatrices, très fines. Ces petites cicatrices qui suivent tout le chemin de sa colonne vertébrale, comme si des milliers de petits éclats de verre lui avaient entaillés la peau en suivant cette ligne. Il cache généralement ça sans problème, et en a assez honte. Il n'en a pas d'autres et ne pourrait en avoir, son corps absorbant les blessures sans laisser la moindre marques. Être génétiquement modifié n'a pas que des désavantages.

Caractère
Aaron est quelqu'un d'une complexité impressionnante. Parfois, il ne doit même pas se comprendre lui-même. Comme chaque être humain, d'ailleurs. La complexité de la nature humaine, que voulez vous. Une nature incohérente et incompréhensible.

Il est pour commencer très timide. Genre, très, excessivement. Il n'ose pas parler aux gens, sauf s'il trouve une très bonne raison de le faire, et doit se forcer pour ça. Parler devant un auditoire le répugne. Il se sent gêné quand on le regarde et a horreur de ça. Il préfèrerait être invisible aux yeux des autres. Mais pas à ceux de son frère. Non, au contraire. Il veut que son frère le remarque. Ne remarque que lui. Il veut l'impressionner, lui paraitre... Cool ? Bref, être apprécié de son frère; L'opinion des autres l'intéresse peu, tant qu'il ne connait pas bien ces autres en question.
Il est très peureux. Et méfiant. Ce n'est pas le genre de personne à raconter sa vie à tout le monde, il se montre comme un chien errant blessé par la race humaine; prudent, agressif et méfiant.
Il a beau être timide, ça ne l'empêche pas d'être affreusement arrogant. Il sait qu'il est loin d'être moche, et en profite. Il prend très très mal les remarques qu'on lui fait, même si ça part de bonnes intentions. Pour lui, ça ne change rien. Il n'aime pas qu'on le contredise, et a horreur des choses qu'on lui cache. Faire le moindre secret est très déconseillé, il insiste suffisamment pour faire craquer même les plus carpes des muets. Il est donc fin manipulateur quand il en a besoin...
Mais ne sait absolument pas mentir. Ses joues rosissent instantanément et ses yeux prennent un teint violet pâle. Pas toujours pratique d'avoir un barème émotionnel à la place des yeux...

Depuis tout jeune, il a une peur viscérale de tout ce qui touche aux médecins. Les scalpels, les médicaments... MAIS surtout les seringues. Il a de quoi être traumatisé, aussi. Il identifie malgré ça pas mal de médicaments et produits. Il reconnait sans mal l'odeur du désinfectant qui lui brule tellement les narines. Il est assez sensible à tout ce qui touche à ses yeux, son nez ou ses oreilles. Surtout les tympans. Le meilleur moyen de le mettre à terre, c'est l'ultrason.

Même s'il a peur des médecins, il rêve de devenir vétérinaire. Pour lui, ce n'est pas de la médecine. Il aime les animaux, tous sans exception, mais s'il a un faible pour les tortues. Ces petites bêtes lentes à carapace le fascinent. Il peut rester des heures à en observer. Il est facile à occuper, c'est déjà ça...
Il a une sorte de talent, un don, comme s'il produisait une aura rassurante pour les bêtes sauvages. Les animaux se calment, autour de lui. C'est la réaction contraire pour les métamorphes, qui s'affolent. Il a plus d'amis animaux que humains ou Daemons, pour ce genre de raison...
Aaron a le défaut de fumer. Pas beaucoup, mais il aime le gout du tabac et trouve ça relaxant. Beurk...
Pour finir, Aaron est passionné de... Sculpture sur aliments. C'est une passion comme une autre, mais il s'arrête souvent, assit quelque part, sort un sucre de sa poche, ou un carré de chocolat, ainsi que son petit couteau, et se met à sculpter des animaux. Il y est très doué. Il ne mange que ce qui est sucré, et en très grande quantité. Il a toujours des paquets de gâteaux sur lui, et une sainte horreur des légumes, petit détail qui le rend extrêmement gamin. Et oui, il est du genre à bouder devant une assiette d'épinards et se jeter sur la moindre sucrerie.
.  
Once upon a time...
Tes chaussettes sont confortables ?
L'histoire.


"-Le prototype est prêt ?
-Oui, il ne manque plus que l'embryon dans lequel l'implanté.
- Brents, vous êtes vraiment sur que ce coup-ci, ça marchera?"
L'homme, Brents, se frotta les mains sur sa blouse, et regarda son supérieur.
"-Tout a été testé, tous les défauts du modèle précèdent ont été remis à jour. Mais il faut que l'embryon ne rejette pas le virus."
Stephen Brents lança un regard vers les petites éprouvettes trônant sur son bureau. Le laboratoire ne sert plus qu'à créer ces molécules contaminées et les tester. Mais là, ils détiennent quelque chose de puissant. Quelque chose de mieux. Le prototype d'un nouveau virus basé sur les données du précèdent. La perfection en un misérable tube à essaie. Il tourna dos à son supérieur pour aller ranger le précieux échantillon dans le grand frigo. Évidement, qu'ils avaient un autre tube, scellé. Au cas ou ça marcherait, il fallait pouvoir reproduire le produit. Le cloner. Et si ça échouait... S'en servir comme base pour un meilleur module.
"-Nous allons pouvoir tester le produit quand ?
-Dès maintenant. "
Le scientifique parlait avec fierté du produit de son dur labeur. Il faut dire qu'ils étaient dessus, lui et son équipe, depuis trois mois, jour et nuit. Il considérait ce produit comme un enfant. Précieux, fragile. C'est tout à faire ça. Hors, les enfants ne sont pas voués à tuer. Son supérieur le gratifia d'un sourire satisfait. Leurs activités ne devaient surtout pas être dévoilées au tout publique. Imaginez le scandale ! Mais là, ils détenaient le fruit de longues années d'études. Il y avait de quoi aller fêter ça.


Quelques jours plus tard, Rose Anderson, femme du célèbre chirurgien Anderson, se trouvait dans la salle exiguë. L'infirmière arriva avec une seringue et une lotion à la main, versa un peu du contenu liquide sur le bras de la jeune femme et enfonça doucement la seringue. Son mari était parti pour affaire et Rose avait besoin d'un peu d'argent. Sans que son mari n'ait à lui en envoyer. Les affaires ne marchaient pas fort, ces temps-ci, et elle ne voulait pas qu'il s'inquiète ; à dire vrai, elle était en ceinte et avait besoin de consulter des médecins. Les soins ne sont pas gratuits. Et elle ne voulait pas l’inquiéter avec l'enfant ; sachant que leur fils, Dykstra, était déjà une source assez importante de stresse chez son mari. Alors, un deuxième... Elle comptait le lui annoncer plus tard, quand tout ira mieux.
Pour gagner 200$, rien qu'une piqûre. Un truc inoffensif pour elle et pour le bébé. Juste un teste. Enfin, à ce qu'ils avaient dit. Un peu d'argent, et quelque chose d'innocent, c'est tout ce qu'elle demandait. L'infirmière posa un petit pansement sur le point violacé causé par la piqûre et lui tapota l'épaule. Rosa se leva et s'étira. Elle ne sentait rien. Elle sourit à l'infirmière, remit son manteau et alla toucher l'argent promit. Puis elle signa le papier, et s'en alla. Si futile...


Il fait beau. Un grand soleil. C'est agréable. La pièce est baignée de lumière et les fleurs apportées par sa famille rendent la pièce entièrement blanche déjà plus lumineuse et chaleureuse. La jeune femme regarde son fils tendrement. Il est lové dans ses bras, endormit. Elle lève la tête quand son mari et son autre fils entrent. Le petit Dyk' regarde bizarrement son frère. Ah, ce petit, un vrai génie. Toujours à étudier. Son mari, Monsieur Anderson, vient prendre le garçon dans ses bras. Celui-ci se réveille et se met à pleurer. L'homme le fait sauter dans ses bras, apaisant les pleurs. Ils ont tout l'air d'une famille normale. Ils le sont. Presque.
Aaron. C'est le nom qu'ils lui ont donné. Il ouvre finalement les yeux pour scruter le visage de son père. Le premier mois, les bébés ne discernent pas plus loin qu'une vingtaine de centimètre et voient flou. Raison pour laquelle il faut souvent que les parents soient proches du visage du nourrisson pour lui permettre de bien les voir. Cancer de la rétine. Il ne verra jamais la lumière du soleil, selon les docteurs. Les parents du petit n'ont rien dit à Dyk'. Son petit frère tout juste sortit du ventre de Rose risque fortement d'aller se faire opérer. Un cas rare de cancer qu'ils n'avaient pas détecté quand il était à l'état d'embryon. Ses yeux sont blancs. Enfin, gris très clair. Il n'a pas vraiment un cancer de la rétine, mais ça y ressemble. Les docteurs ne le disent pas aux parents, d'ailleurs. Mais c'est la première fois qu'ils voient ça.
Ironie du sort, c'est sans aucun doute la dernière fois.

"- Ouvre grand !"
Le bébé refusa catégoriquement la cuillère de purée de carotte. Son père, dépité, la mangea à sa place.
"- Tu sais pas c'que tu rates..."
Ça fit rire le petit. Les yeux du bébé se teintèrent d'une belle couleur chocolat. Son père grimaça. Il avait déjà vue ça plusieurs fois, et les médecins disaient que c'était du à son cancer mort dans la coquille. La couleur de ses yeux changeait.  C'était à la fois magnifique et très perturbant. Les parents se doutaient qu'il y avait un problème. Mais ils ne s'y connaissaient pas assez pour avancer la moindre hypothèse, et le corps médical n'était visiblement pas prêt à éclairer leurs lanternes.
Le petit Aaron se fendit d'un sourire éclatant quand Rose arriva derrière son mari. Il l'embrassa tendrement.
«  - Il ne veut toujours pas manger. »
Rose pinça les lèvres.  Ah, ses enfants étaient si différents l'un de l'autre...

Âgé de quatre ans, le petit Aaron était assit par terre, écoutant attentivement ce que son frère lui disait. Même s'il n'en comprenait rien.  Ça avait l'air de tenir a cœur à son frère, ça suffisait à le rendre heureux. Le bébé ne connaissait pas la moitié des mots employés par son frère, si c'est pour dire..
Brusquement, le téléphone fixe de la maison sonna. Le bruit lui fit peur et il se mit à pleurer pendant que la nounou allait décrocher. Aaron pleurait, serrant Monsieur Rat, son doudou, contre lui. Il ressentait que quelque chose n'allait pas. Le bruit de ses pleurs ne semblait pas préoccuper la vieille dame qui s'occupait d'eux quand leurs parents étaient absents. La nounou était trop choqué pour s'en préoccuper surtout.  Le téléphone retrouva sa place sur son socle pendant que les larmes frayaient leur chemin sur ses joues. Elle vint dans le salon pour prendre le petit qui pleurait dans ses bras. Un orphelin.

L'enterrement fut... Long. Aaron ne pleurait pas, mais il regardait fixement ses parents se faire enterrer. L’œil torve, l'esprit vide. Un gamin, pas le premier qui perd ses parents. Mais bon, c'est comme les accidents de voiture, on n'imagine pas que ça puisse nous arriver à nous et pas aux autres. Comble de l'ironie, c'est la raison pour laquelle ses parents sont morts.

Aaron ne revit plus son frère après ce jour là. Partit, disparut, pouf. Il sombra dans une sorte de catatonie. Passage des pleurs au silence, sans faille. Une continuité de délires, de passage du haut au bas. Raison pour laquelle on ne l'a pas envoyé avec son frère en maison d’accueil, alors que c'est ce qui aurait du se passer. Non, on l'a emmené ailleurs.
La grande bâtisse dans laquelle l'homme  aux cheveux grisonnants l'a emmené lui faisait peur. Le bébé s'est mit à pleurer. L'homme, agacé, l'a fusillé du regard. Il pestait intérieurement contre ses abrutis de supérieurs qui lui avaient donné l'ordre d'aller chercher le petit gars qu'il tenait dans ses bras. Il n'aimait pas les enfants. Et celui là lui cassait suffisamment les couilles comme ça. En plus, c'est qu'il  était quand même assez grand, le gosse... Pour son âge. Quatre ans, qu'ils avaient dit.   L'homme pesta encore contre son boulot, se plaignant intérieurement, quand il passa les lourdes grilles qui venaient de s'ouvrir. Le grincement sinistre les rendaient digne d'un film d'horreur, ces grilles.
Il transporta son fardeaux jusqu'à l'intérieur de l'imposante bâtisse, ou il déboucha sur un hall. Il grommela un salut à quelques collègues qu'il croisait en emmenant le gamin dans une petite pièce, simplement remplis d'un lit en fer, d'un robinet et de toilettes. Le néon projetait sur cette pièce une atmosphère étouffante.
Clang. Le bruit de la porte vitré qui se referme. Aaron se retrouve seul, assit sur ce lit très inconfortable, à observer le couloir sans bouger. Il ne peut pas ouvrir la porte, il a vue l'homme la fermer à clé. Il ne sait pas ou il est. Il ne sait pas qui sont ces gens. Ni où est son frère. Il a peur. Seul. Seul dans cette obscurité qui commence à l'engloutir à l'intérieur de lui-même. Alors, seulement quand les bruits de pas de l'homme disparaissent, il se permet de pleurer.


Les yeux gonflés, les joues brûlantes, Aaron fixe le plafond. Il se sent seul. Comme tout les jours, on lui apporte de la nourriture, une serviette de douche, du papier toilette et une brosse à dent. Sans dentifrice. Bon, on ne va pas dire qu'il s'en préoccupe. Il est seul, sans personne. Pas de parents, d'amis. Pas son frère. Son frère dont il revoit encore ces yeux, dont il entend encore la voix, aah, qu'il l'aime, son frère. Il tend la main vers le plafond, pour observer ses doigts. Il a bien grandit, en trois ans. Trois ans enfermé dans cette bulle de solitude. Seul. Un fou. Parfois, on l'emmène voir une dame, c'est sa seule sortie de la semaine. Tous les jeudi, ou vendredi, il ne sait plus trop. On ne va pas dire qu'il sache différencier les jours des nuits, ici. La seule source de lumière est ce néon, accroché dans le couloir, qui ne s’éteint jamais. Il sait qu'il n'est pas seul ; durant ces petites sorties pour aller voir la fameuse dame, dame qui lui pose des questions très étranges, d'ailleurs, il voit. Il voit les cellules, avec d'autres gens. Sauf qu'ils font peur, eux. Il y a une sorte d'aura détraquée qui flotte au dessus de cet endroit ou on l'a enfermé. Un endroit qui maintenant est sa nouvelle maison. Parce qu'il sait qu'il n'en sortira sûrement jamais...

Un énorme bruit le réveille en sursaut, ce matin là. Aaron se redresse de son affreux lit en fer, qui lui donne mal au dos, d'ailleurs, pour fixer la porte grande ouverte, incrédule. Un homme et une femme en combinaison sont là, sans bouger. Il ne voit rien d'autre que leurs yeux à travers le masque à gaz qu'ils portent. Ils ressemblent vaguement à des cosmonautes. Il ne bouge pas, attend qu'ils bougent les premiers. Ils n'en font rien. Il ne bouge tout de même pas, prêt à rester un long moment à les toiser. Mais quelque chose attire son attention. Une espèce de petit enfant, un tas de chair rose pâle en train de piailler dans les bras de la femme. Il sait que c'est une femme à l'odeur, parce que les combinaisons ne permettent pas de reconnaître grand chose. Il se lève, renifle l'air, méfiant, et observe fixement cette chose si curieuse. Un bébé. Pourquoi ?
L'homme et la femme se regardent, nerveux. Il faut déposer l'enfant, et partir. Observer si le virus fait bien effet ou non. Mais la femme rechigne encore a abandonner un nourrisson aux griffes d'un monstre. Le regard de l'homme lui prouve qu'il n'est pas enchanté non plus. Quel sale boulot...

Il a quatorze ans aujourd'hui. Il ne le sait pas, évidemment. Se léchant les doigts, il observe le plafond, allongé sur ce même lit, toujours le même. Visiblement son dos c'est adapté au même titre que lui, vue qu'il n'a plus mal et ne se plaint pas du confort quasi-inexistant du meuble. Sûrement parce qu'il a oublié toute chose autre que cette cellule. Non, pas tout. Il se souvient d'une voix. Un son, qui le rassurait. Il sait que ça appartenait à ce qu'on appelle un frère. Cette voix lui manque un peu. Un peu... Bon, ok, cette voix lui manque, tout simplement. Il sourit au plafond, en songeant au jour ou il retrouverait son frère. Parce qu'il y aura forcément un jour comme ça. Ils ont dit qu'il serait bientôt libre. Parce que leur « virus » a atteint maturité. Il est un cobaye, il le sait, mais tant qu'il soit libre, il s'en fiche. Et puis, c'est pas un petit virus qui va gâcher sa liberté à venir.

Les paupières lourdes, il n'arrive pas à ouvrir les yeux. Il ne sait pas ce qui s'est passé. Allongé, il sent des mouvements dans son ventre. Des voix, qui semblent lointaines. Ou est-il... ? Libre ? Non. Non, il sent des attaches autour de chaque membres. Des anneaux de fers. Il est en train de se faire trifouiller les entrailles. Sa gorge sèche l'empêche de produire un son. Il ne sent pas de douleur, juste les mouvements, et c'est fort désagréable. Puis il sombre de nouveau dans le vide.

Quand il ouvre les yeux, même si ceux-ci lui font mal, il est sur un lit en fer. Attaché, menotté. Pourquoi... ? Il ne se souvient de rien, pas même avant qu'il soit arrivé ici. A, si, un souvenir flou... Un bébé. Un chiard, au cœur si juteux. Miam. Il se lèche les lèvres, prétendra sûrement que c'est pour les humidifier au moment ou il se sentira coupable. Le bruit d'un outil métallique qui heurte le sol le fait presque sursauter ; il grimace, son torse lui fait mal. Il jette un coup d’œil mais ne voit rien, sa peau était dissimulé sous cette affreuse chemise verte qu'on lui a mit.
Il vaut sûrement mieux de ne pas savoir ce que cette chemise cache. Il tord le cou pour chercher la provenance du bruit métallique, et tombe nez à nez avec un homme, un chirurgien. Nez à nez, c'est peu dire. L'homme bondit en arrière, brandit par réflexe le scalpel, comme s'il craignait qu'Aaron détruise les liens et lui saute à la gorge. Pourtant, celui ci se contente de le fixer de ses yeux verts. Yeux qui virent au jaune, puis au marron, avant de revenir à un vert pomme étrange. Le chirurgien se détend, mais ne le quitte pas des yeux. Sa voix résonne dans la pièce mais Aaron n'est pas en mesure de comprendre ce qu'il dit. C'est comme s'il parlait d'une autre langue, alors qu'il sait qu'ils parlent tous deux la même langue. Il n'arrive juste pas à identifier les mots. La fatigue le tire vers ses abîmes, mais il refuse de céder. Sa bouche s'ouvre, et un gargouillis glauque en sort. Il aurait voulut parler, mais visiblement ses cordes vocales refusent d’obtempérer.
L'homme écarquille les yeux d’effrois. Aaron prend un moment à comprendre que les choses étranges qui lui entrave la bouche sont des crocs. Énormes et coupants, il s’érafle d'ailleurs la lèvre. Un mugissement retentit, et il comprend que ça vient de lui. Il trouve cet état de semi-transe étrange. Son corps semble bouger sans son vouloir, et ça le perturbe. Puis tout redevient noir d'un coup. Black out.

L'air frais balaye son visage. Il papillonne des yeux. Ou est-il... ? Seize ans, un corps déjà adulte, des cotes saillantes, et un regard terrifiant, il n'a aucun souvenir. Aucun souvenir après ce moment ou il a croisé le regard de l'homme. Mais il est dehors. Nu, frigorifié, mais dehors. Libre. Il se permet de pousser un long cri de victoire, et d'éclater de rire. Il se roule dans l'herbe, riant aux larmes. Son corps est douloureux de partout, mais la douceur de la liberté lui fait oublier la douleur. Il s'assoit en tailleur, observe la nature, le ciel nocturne, la toison étoilée. Un sourire étire son visage de part en part. Il ne se sent pas bien ; c'est mieux que ça. Ses yeux dorés, brillants, fixent chaque détail, ses narines se dilatent pour qu'il accueil toutes les odeurs qu'il avait jadis connu .
Il se remet à rire de manière presque hystérique. Libre. Libre.

Quelques jours plus tard, son errance le mena à cet endroit. Un lourd grillage de fer, cachant un énorme bâtiment. Un bâtiment imposant mais dont il n'avait pas peur. Il renifla pour s'assurer qu'il n'était pas revenue dans sa prison, mais l'odeur n'était pas la même. Il avait dégoté des vêtements ; voler, pour être précis ; donc n'avait pas si honte. Monsieur est quand même pudique. Il entra donc dans cet endroit dont il avait tant entendue parler. L'académie ou il trouverait son frère, peut-être. Ou, en tout cas, d'après les rumeurs, il pourra vivre en paix. Sans être enfermé dans une cage.


.


I've got a power
Je suis une licorne, uuhuu !
Informations sur la race, le type d'arme (...)

Aaron est un métamorphe. Un métamorphe artificiel. A la base, il était tout ce qu'il y a de plus humain, mis à part la couleur de ses yeux qui changent. Un détail, qui aurait pu le laisser vivre en temps qu'humain malgré tout. Mais ces personnes qui faisaient des expériences sur lui ont activés le virus que la mère portait. Un virus qui s'est développé, et a finit par sortir. Comme une maladie, cette bête guette la faiblesse pour prendre place. Une transformation très douloureuse, comme un loup garou. Sauf qu'il n'en est en rien un loup... Mais un énorme monstre.
Un monstre très gros et imposant, avec des ailes de chauve-souris, un museau en forme de bec, écailleux, des dents énormes. A partir des bajoues, il a des poils. Ses oreilles de fennec en sont recouvertes. Des poils bruns sombres. Au niveau des pattes avant, les écailles remplacent les poils, pour se terminer en serres d'aigle. Ses pattes arrières sont semblables à celles d'un lion. Il possède deux queues jumelles, queues de serpents ou tout autre reptile. De retour au visage, il n'a pas deux yeux, mais quatre. Deux yeux principaux, mais deux petits, plus bas, d'un blanc fantomatique. Tandis que ses yeux principaux sont rouges, un rouge qui se nuance, passant du clair au presque noir selon les états.
Il ne contrôle pas cette bête, et là est bien le problème. De puis, les tests qu'on effectue encore sur lui détraquent petit à petit l'homme qu'il est. Disons qu'il risque d'y avoir d'autres "surprises" comme la bête, si tout ça continue...
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